Des chercheurs de l’Université de Zurich (UZH) ont identifié une voie de signalisation capable de mieux préserver les cellules souches sanguines avant leur transplantation. Cette avancée pourrait, à terme, améliorer l’efficacité de certaines greffes de moelle osseuse et thérapies géniques utilisées contre des maladies du sang.
Les cellules souches hématopoïétiques produisent tout au long de la vie les cellules du sang et du système immunitaire. Or, lorsqu’elles sont manipulées en laboratoire avant une thérapie génique, elles peuvent perdre une partie de leur capacité à se régénérer et à s’implanter durablement après transplantation.
L’équipe de l’Institut de médecine régénérative de l’UZH (IREM), en collaboration avec l’Université de Californie à Santa Cruz, s’est intéressée à la protéine C activée, ou aPC. Les chercheurs ont montré qu’elle agit sur le récepteur PAR1 de façon différente de la thrombine, pourtant capable d’activer le même récepteur. L’aPC maintient davantage les cellules dans un état de repos protecteur, limitant leur différenciation prématurée.
Une exposition à l’aPC d’une heure seulement a amélioré la capacité de cellules humaines à s’implanter après transplantation chez des souris immunodéficientes. Les cellules traitées ont produit davantage de cellules sanguines humaines et conservé une meilleure capacité de régénération lors de transplantations successives.
Publiés dans EMBO Molecular Medicine, ces résultats restent précliniques. Ils ouvrent toutefois une piste pour préserver la qualité des cellules souches lors de leur préparation en laboratoire et augmenter, à terme, les chances de succès des thérapies cellulaires et géniques.


