LES SCIENCES DE LA VIE SONT NOTRE FORCE. ENGAGEONS-NOUS POUR LES PRÉSERVER | RENDEZ-VOUS LE 27 NOVEMBRE À L’IMD.

LES SCIENCES DE LA VIE SONT NOTRE FORCE. ENGAGEONS-NOUS POUR LES PRÉSERVER | RENDEZ-VOUS LE 27 NOVEMBRE À L’IMD.

Si vous êtes un décideur des sciences de la vie, rejoignez-nous le 27 novembre à l’IMD, à l’occasion des 25 ans de la Health Valley, pour une matinée de réflexion stratégique sur ce que la Suisse a construit, ce qui est aujourd’hui sous pression et, surtout, ce que nous devons absolument préserver pour rester une place majeure de la pharma, de la biotech, de la medtech et de l’innovation en santé.

Nous aimons regarder vers le futur. Le quantique, l’intelligence artificielle, la fusion, les semi-conducteurs, la robotique : autant de technologies qui nourrissent, à juste titre, nos ambitions et nos imaginaires. Mais à force de nous demander ce qui fera la prospérité de la Suisse demain, nous risquons parfois d’oublier ce qui la fait vivre aujourd’hui.

Les sciences de la vie ne sont pas simplement une industrie parmi d’autres. Elles constituent l’un de ces rares écosystèmes où se rencontrent recherche fondamentale, ingénierie, médecine, industrie, entrepreneuriat, capital et production. Et la Suisse occidentale en apporte une démonstration spectaculaire : plus de 83’000 emplois directs et indirects, quelque 28 milliards de francs de valeur ajoutée, et 42 % de la croissance réelle de la région au cours de la décennie écoulée. La valeur ajoutée réelle du secteur a été multipliée par quatre entre 2015 et 2025.

Le paradoxe est que nous le savons mal. Lorsqu’on demande à la population quels sont les secteurs les plus importants pour la Suisse, les sciences de la vie arrivent en tête des réponses. Mais lorsqu’on pose la même question à propos de son propre canton, elles tombent au huitième rang : 59 % les considèrent comme essentielles pour la Suisse, seulement 12 % les identifient comme telles localement. C’est peut-être là que réside le véritable danger : on protège rarement ce dont on ne mesure plus la valeur.

Car un écosystème industriel n’est jamais un acquis. Il est le résultat d’une accumulation lente de compétences, d’infrastructures, de centres de décision, de talents et de confiance. Il faut parfois des décennies pour le construire, mais beaucoup moins pour l’affaiblir. Une entreprise peut déplacer un investissement. Une équipe de recherche peut rejoindre Boston, Shanghai ou Singapour. Un essai clinique peut être conduit ailleurs. Une unité de production peut s’implanter dans un autre pays. Et chacune de ces décisions, prise isolément, paraît presque anodine. C’est leur accumulation qui change progressivement la géographie industrielle d’un pays.

Les signaux existent déjà. Dans son entretien récent, René Buholzer rappelle qu’environ un dixième des investissements pharmaceutiques annoncés en Europe arrivent aujourd’hui en Suisse, contre près d’un tiers auparavant, alors même que la pharma a représenté quelque 40 % de la croissance économique suisse des dix dernières années et investit environ 9 milliards de francs par an en R&D. Il ne s’agit donc pas de défendre un secteur parce qu’il appartient à notre passé. Il s’agit de comprendre ce que nous devons faire pour qu’il appartienne encore à notre avenir.

Et c’est probablement là qu’il faut changer notre manière de regarder les sciences de la vie. Une molécule sans développement ne devient jamais un médicament. Une découverte sans industrie reste une publication. Une medtech sans ingénierie, validation clinique, production et accès au marché ne soigne personne. Une start-up sans capitaux, sans talents et sans clients reste une promesse. L’innovation n’est pas une succession d’acteurs indépendants : c’est une chaîne. Et la force de la Suisse tient précisément à la densité exceptionnelle de cette chaîne.

La question n’est donc pas de savoir si nous devons tout produire en Suisse. Nous ne le ferons pas, et ce ne serait d’ailleurs pas souhaitable. La vraie question est beaucoup plus exigeante : quelles sont les capacités que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre ? La capacité de découvrir. De transformer une découverte. De conduire des essais cliniques. De concevoir et fabriquer des produits complexes. D’attirer des talents. De créer des entreprises. De conserver des centres de décision. Et, surtout, de rester suffisamment importants pour que les prochains grands investissements continuent à se faire ici.

Les 25 ans de la Health Valley offrent à cet égard moins l’occasion de célébrer ce qui a été accompli que de nous demander ce que nous voulons préserver. Ne confondons pas héritage et acquis. Ce que nous avons construit nous donne une responsabilité : celle de créer aujourd’hui les conditions qui permettront encore, dans vingt-cinq ans, de découvrir, développer et produire en Suisse. C’est précisément l’ambition de cette rencontre : les 25 premières années ont permis de construire un écosystème ; les 25 prochaines devront permettre de le préserver et de le réinventer.

L’occasion d’en discuter le 27 novembre, de 9h00 à 13h00 à l’IMD à Lausanne, avec des personnalités qui apporteront, sous différentes formes, leur éclairage et leur expérience : Guy Parmelin, Président de la Confédération suisse ; Isabelle Moret, Conseillère d’État vaudoise ; Jean-Christophe Tellier, CEO d’UCB ; Étienne Jornod, Executive Chairman & Co-owner d’OM Pharma ; David Bach, Président de l’IMD ; Patrick Aebischer, ancien Président de l’EPFL ; Arturo Bris, Directeur de l’IMD World Competitiveness Center ; Jérôme Garcin, General Manager de Bristol Myers Squibb Switzerland ; Adrian Cuadra Leon, General Manager UCB Alps ; Christophe Dessimoz, Executive Director du SIB ; Michael Altorfer, CEO de Swiss Biotech Association ; Nasri Nahas, CEO de Biopôle ; Jutta Reinhard-Rupp, CEO & CSO de FIND ; Jesús Martin-Garcia, Chairman & CEO de GeNeuro ; André Mercanzini, entrepreneur health-tech, ainsi que plusieurs autres acteurs de l’écosystème.

Si vous êtes un décideur des sciences de la vie, cette discussion vous concerne.

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