L’Université de Fribourg identifie un mécanisme qui protège l’efficacité des lymphocytes T

L’Université de Fribourg identifie un mécanisme qui protège l’efficacité des lymphocytes T

Une étude publiée dans Science révèle un mécanisme clé par lequel l’organisme règle la durée d’activation des lymphocytes T CD8+, des cellules immunitaires essentielles pour éliminer les cellules infectées ou cancéreuses. Les chercheurs montrent que cette phase d’activation, appelée « priming », doit être précisément contrôlée : si le contact entre les lymphocytes T et les cellules dendritiques dure trop longtemps, les cellules immunitaires risquent de perdre en efficacité.

L’Université de Fribourg joue un rôle central dans cette découverte. Plusieurs auteurs de l’étude sont rattachés au Département d’oncologie, microbiologie et immunologie de l’Université de Fribourg, ainsi qu’au Département de biologie. L’étude est notamment associée aux travaux de Jens Stein et de son équipe, qui s’intéressent à la manière dont les cellules immunitaires se déplacent et interagissent dans les tissus lymphoïdes.

Les résultats montrent que des chimiokines produites par le stroma lymphoïde, via le récepteur CCR7, agissent comme un signal de « stop ». Elles limitent progressivement la durée du contact entre lymphocytes T CD8+ et cellules dendritiques, permettant aux lymphocytes de se détacher au bon moment, de proliférer et d’acquérir une meilleure fonction cytotoxique.

Cette découverte nuance l’idée selon laquelle une stimulation immunitaire plus longue serait forcément bénéfique. Au contraire, un contact prolongé peut favoriser l’expression de récepteurs inhibiteurs comme PD-1 et LAG3, et réduire la qualité de la réponse immunitaire. À terme, ces travaux pourraient aider à améliorer les stratégies d’immunothérapie et les protocoles de culture de lymphocytes T utilisés en recherche et en médecine.

En savoir plus

Leave a reply