Le syndrome des ovaires polykystiques change de nom pour mieux refléter la maladie

Le syndrome des ovaires polykystiques change de nom pour mieux refléter la maladie

Un consensus international publié dans The Lancet propose de renommer le syndrome des ovaires polykystiques, ou PCOS, en syndrome ovarien métabolique polyendocrinien, ou PMOS. Ce changement vise à corriger une appellation jugée trompeuse, car la maladie ne se résume pas à la présence de « kystes » ovariens. Elle implique aussi des troubles hormonaux, métaboliques, reproductifs, dermatologiques et psychologiques.

Le processus de consensus a réuni 56 organisations académiques, cliniques et de patients, ainsi que plus de 14’300 répondants, dont des personnes concernées par la maladie et des professionnels de santé issus de plusieurs régions du monde. Les participants ont privilégié un nom scientifiquement plus juste, compréhensible et moins stigmatisant, plutôt que le maintien de l’ancien acronyme PCOS.

Le nouveau terme PMOS met en avant trois dimensions essentielles. « Polyendocrinien » souligne l’implication de plusieurs systèmes hormonaux, notamment les androgènes, l’insuline et les hormones neuroendocrines. « Métabolique » rappelle les risques associés, comme l’insulinorésistance, le diabète de type 2 ou les complications cardiovasculaires. « Ovarien » conserve le lien avec les troubles de l’ovulation et la fertilité, sans réduire la maladie à une simple question de kystes.

Cette évolution ne modifie pas immédiatement la prise en charge clinique, mais elle pourrait améliorer le diagnostic, l’éducation des patientes, la classification médicale et la recherche. Les auteurs prévoient une transition progressive, avec une mise à jour des recommandations, des dossiers médicaux, des ressources éducatives et des systèmes de codage. L’objectif est clair : mieux nommer pour mieux comprendre, mieux diagnostiquer et mieux soigner.

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