Une équipe internationale d’astronomes annonce une avancée importante dans la recherche de mondes potentiellement habitables. Publiée dans Science, l’étude rapporte la détection d’hélium s’échappant de LHS 1140 b, une exoplanète rocheuse située dans la zone habitable de son étoile.
LHS 1140 b orbite autour d’une naine rouge relativement proche de la Terre. Sa position dans la zone habitable signifie que, sous certaines conditions atmosphériques, de l’eau liquide pourrait exister à sa surface. Jusqu’ici, les observations d’exoplanètes rocheuses montraient surtout des mondes sans atmosphère détectable ou des signaux trop faibles pour être interprétés clairement.
Les chercheurs ont observé la planète avec le télescope Magellan Clay, à l’observatoire de Las Campanas au Chili. En analysant la lumière de l’étoile lors du passage de la planète devant elle, ils ont repéré une signature d’hélium dans la haute atmosphère. Ce gaz s’échappe progressivement dans l’espace, mais sa présence suggère que la planète possède encore une enveloppe atmosphérique.
La composition des couches plus profondes reste inconnue. Les scientifiques ne savent pas encore si cette atmosphère contient de l’eau, du dioxyde de carbone ou d’autres molécules importantes pour l’habitabilité. De futures observations avec le télescope James Webb devront permettre de confirmer et de préciser ces résultats.
Cette découverte ne prouve donc pas que LHS 1140 b abrite la vie. Elle montre toutefois qu’une planète rocheuse située dans une zone favorable peut conserver une atmosphère, une condition essentielle pour envisager des environnements habitables hors du système solaire.


