Un test sanguin pourrait aider à anticiper le risque de déclin cognitif

Un test sanguin pourrait aider à anticiper le risque de déclin cognitif

Une étude publiée dans le JAMA renforce le potentiel des biomarqueurs sanguins pour mieux comprendre les premières phases de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs se sont intéressés à p-tau217, une forme phosphorylée de la protéine tau déjà associée aux changements biologiques précoces observés dans le cerveau.

L’analyse a porté sur 2’684 adultes âgés ne présentant pas de trouble cognitif au départ. Les données provenaient de six grandes cohortes longitudinales suivies en Amérique du Nord, au Japon et en Australie. Les participants ont été suivis pendant une durée médiane de 5,4 ans, avec un suivi maximal de 13,5 ans.

Les résultats montrent que des niveaux plus élevés de p-tau217 dans le sang sont associés à un risque plus important de progression vers un trouble cognitif léger, une démence ou une baisse mesurable des performances cognitives. Les personnes présentant les niveaux les plus élevés de p-tau217 avaient un risque absolu estimé à 38% de développer un trouble cognitif dans les cinq ans, contre 12% dans le groupe aux niveaux les plus bas.

Ce biomarqueur était aussi lié à un déclin cognitif plus rapide au fil du temps. Ces résultats pourraient aider à mieux sélectionner les participants pour les essais de prévention d’Alzheimer et à construire des modèles pronostiques plus précis.

Les auteurs restent toutefois prudents : le test n’est pas encore recommandé pour prédire individuellement le risque chez des personnes sans symptômes en dehors de la recherche. Des validations supplémentaires dans des populations plus générales seront nécessaires avant une utilisation clinique large.

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