Pour encourager l’action climatique, l’émotion compterait plus que l’information

Pour encourager l’action climatique, l’émotion compterait plus que l’information

Une étude de l’Université de Genève montre que les campagnes de communication sur le climat ne devraient pas se limiter à transmettre des faits scientifiques. Pour encourager réellement le passage à l’action, les messages qui suscitent une émotion semblent plus efficaces que ceux qui misent uniquement sur l’information.

Les chercheurs et chercheuses de l’UNIGE ont passé en revue un vaste ensemble de travaux menés en Suisse et à l’étranger sur l’impact des campagnes climatiques. Leur analyse, publiée dans le Journal of Environmental Psychology, porte sur 71 études et environ 216’000 participant·es. L’objectif était d’identifier les stratégies de communication les plus capables de modifier les attitudes et les comportements face au changement climatique.

Les résultats montrent que les messages émotionnels, par exemple ceux qui suscitent l’émerveillement devant la beauté d’un paysage, favorisent davantage l’engagement. À l’inverse, les messages centrés sur la seule responsabilité individuelle ou collective apparaissent peu efficaces, voire sans effet notable.

Cette conclusion ne signifie pas que les données scientifiques sont inutiles. Elles restent indispensables pour comprendre les enjeux climatiques. Mais seules, elles ne suffisent pas toujours à provoquer un changement de comportement. L’étude suggère qu’une communication efficace doit aussi toucher les valeurs, les émotions et l’imaginaire du public.

Pour les autorités, les ONG ou les organisations engagées dans la transition écologique, ces résultats offrent une piste concrète : parler du climat de manière plus sensible, plus incarnée et plus motivante, afin de transformer la connaissance en action.

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