À Genève, les Hôpitaux universitaires de Genève ont joué un rôle central dans l’identification du hantavirus lié au foyer signalé sur le navire de croisière MV Hondius. Leur laboratoire de virologie a confirmé la présence de la souche Andes, un hantavirus présent en Amérique du Sud et connu comme le seul pour lequel une transmission d’humain à humain a été documentée.
Cette capacité d’analyse rapide illustre l’importance des infrastructures de pointe dans la surveillance des virus émergents. Le laboratoire de virologie des HUG réalise des tests diagnostiques avancés, notamment par PCR, sérologie, séquençage de génomes viraux et culture virale dans certaines situations. Il collabore aussi étroitement avec le Centre des maladies virales émergentes, ce qui en fait un acteur clé pour détecter et caractériser rapidement des agents infectieux inhabituels.
Dans le cas du hantavirus, l’enjeu n’était pas seulement de confirmer l’infection, mais aussi d’identifier précisément la souche. Cette information est essentielle, car les hantavirus regroupent plusieurs virus généralement portés par des rongeurs, avec des modes de transmission et des risques différents. Les autorités suisses ont d’ailleurs rappelé qu’un cas positif avait été détecté en Suisse après un retour d’Amérique du Sud, avec mise en isolement rapide.
Cette situation montre que la lutte contre les virus émergents repose sur une chaîne complète : diagnostic rapide, expertise scientifique, transmission des données aux autorités sanitaires et coordination internationale.
Ainsi, l’épisode du hantavirus rappelle que les menaces infectieuses ne se limitent pas aux grandes pandémies. Elles exigent une vigilance permanente, soutenue par des laboratoires capables d’identifier vite et précisément les virus pour protéger la population.


