Le 10 juin 2026, l’EPFL a accueilli la cérémonie « Back to the Fusion », marquant officiellement le retour de la Suisse comme partenaire à part entière du programme européen de fusion et du projet ITER.
Cet événement constitue une étape importante pour la recherche suisse. Après plusieurs années d’incertitude liées au statut de la Suisse dans les programmes européens, les chercheurs, les institutions et les entreprises suisses retrouvent un accès complet à l’ensemble de l’écosystème européen de la fusion.
La journée a réuni des représentants de la Confédération, de la Commission européenne, de l’EPFL, de l’organisation ITER, du consortium EUROfusion ainsi que de nombreuses entreprises actives dans cette filière stratégique. Les interventions ont permis de faire le point sur les avancées scientifiques, les défis technologiques et les opportunités industrielles qui accompagnent le développement de l’énergie de fusion.
Le Swiss Plasma Center de l’EPFL, dirigé par Paolo Ricci, occupe depuis de nombreuses années une place de premier plan dans ce domaine. Ses équipes contribuent au développement des connaissances sur la physique des plasmas, au contrôle de plasmas à plus de 100 millions de degrés ainsi qu’à de nombreux développements technologiques nécessaires à la réalisation des futurs réacteurs de fusion.
Au-delà de la recherche fondamentale, plusieurs présentations ont mis en évidence le rôle croissant de l’industrie. La construction d’ITER et le développement des futures centrales de fusion mobilisent déjà des entreprises capables de fournir des systèmes de haute précision, des technologies du vide, des composants critiques, des instruments de mesure ou encore des solutions de contrôle avancées. Plusieurs sociétés suisses figurent parmi ces fournisseurs de référence.
La présence de représentants d’ITER, d’EUROfusion et de Fusion for Energy a également rappelé que la fusion est aujourd’hui un projet scientifique et industriel européen de très grande ampleur, nécessitant une coopération étroite entre centres de recherche, universités et entreprises.
Le retour de la Suisse dans ce programme ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour la recherche académique, mais également pour l’industrie suisse, qui pourra pleinement participer aux développements technologiques et aux futurs marchés associés à cette filière énergétique.
La diversité des intervenants – responsables politiques, chercheurs, représentants des institutions européennes, industriels et entrepreneurs issus de spin-offs du Swiss Plasma Center – a parfaitement illustré cette volonté de renforcer les liens entre science, innovation et industrie afin d’accélérer le développement des technologies de fusion.
Cette journée a confirmé que la Suisse retrouve non seulement sa place dans la recherche européenne sur la fusion, mais également un rôle actif dans la construction de cette future filière industrielle.


