L’intelligence artificielle s’installe rapidement dans les habitudes de santé des Suisses. Selon l’étude CSS sur la santé 2026, 42 % de la population a utilisé un chatbot d’IA au cours de l’année écoulée pour interpréter des symptômes, contre seulement 20 % un an auparavant.
La progression concerne toutes les générations. Chez les 18-35 ans, 62 % déclarent avoir utilisé ces outils à des fins d’auto-diagnostic. Même chez les plus de 65 ans, la proportion atteint désormais 30 %, contre 10 % l’année précédente.
Les chatbots deviennent également une source d’information médicale à part entière. Ils sont cités par 28 % des répondants parmi leurs principales sources face à des symptômes physiques, contre 18 % en 2025. Pour les symptômes psychiques, leur utilisation comme source d’information est passée de 11 % à 16 %. Les médecins, les recherches internet traditionnelles et l’entourage restent toutefois davantage sollicités.
L’IA prend aussi une dimension plus personnelle. Parmi les personnes se sentant isolées et utilisant les chatbots pour des questions privées, 27 % estiment que ces échanges ont parfois diminué leur sentiment de solitude. Près d’une personne sur cinq dit même avoir confié à une IA des informations jamais partagées avec un être humain.
Réalisée auprès de 2459 personnes en Suisse, l’étude met en lumière une adoption extrêmement rapide de l’IA en santé, tout en confirmant qu’elle reste, pour beaucoup, un complément plutôt qu’un remplacement des professionnels.


