Des chercheurs de l’ETH ont développé un implant électronique expérimental capable de réduire directement l’excès de glucose dans le sang. Baptisé ECHO, le dispositif pourrait ouvrir une nouvelle voie pour traiter simultanément le diabète de type 2 et l’obésité, sans utiliser d’insuline ni de médicament pour son mécanisme d’action.
Au cœur de l’implant se trouve un catalyseur entièrement inorganique composé de feutre de graphite, de nanostructures d’or et de particules de platine. Lorsqu’il est activé électriquement, il transforme le glucose excédentaire en gluconate, ensuite éliminé par les reins. L’implant fonctionne à très faible puissance et reçoit son énergie sans fil.
Son fonctionnement est automatisé. Un capteur de glucose mesure en continu la glycémie et transmet les données à un smartphone. Lorsque celle-ci dépasse un seuil prédéfini, l’implant s’active. Une fois la valeur cible atteinte, il s’arrête automatiquement, limitant ainsi le risque d’hypoglycémie.
Chez des souris atteintes de diabète de type 2 et d’obésité, le système a ramené la glycémie à des niveaux normaux en environ une heure. Durant six semaines, les animaux ont également perdu du poids et présenté une diminution des triglycérides, sans effet indésirable détectable dans l’étude.
L’équipe de Martin Fussenegger, au Département des systèmes biologiques de l’ETH à Bâle, souhaite maintenant transformer ce prototype en dispositif médical.


