Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine marque une avancée importante dans le traitement du cancer du pancréas métastatique déjà traité. L’essai international de phase 3 RASolute 302 a évalué le daraxonrasib, un traitement oral conçu pour inhiber la voie RAS, l’un des moteurs biologiques majeurs de ce cancer.
Le cancer du pancréas reste l’un des cancers les plus difficiles à traiter, notamment lorsqu’il est diagnostiqué à un stade métastatique. Dans plus de 90% des cas, il présente des mutations de la voie RAS, longtemps considérée comme très difficile à cibler. Le daraxonrasib agit sur la forme active de RAS, avec l’objectif de bloquer un signal de croissance essentiel aux cellules tumorales.
L’étude a inclus 500 patients, répartis entre daraxonrasib et chimiothérapie choisie par l’investigateur. Chez les patients porteurs d’une mutation RAS G12, la survie médiane globale a atteint 13,2 mois avec le daraxonrasib, contre 6,6 mois avec la chimiothérapie. La survie sans progression a également été améliorée, passant de 3,5 à 7,3 mois. Dans l’ensemble de la population étudiée, les résultats sont restés très proches, avec une survie globale de 13,2 mois contre 6,7 mois.
Le profil de sécurité apparaît également favorable par rapport à la chimiothérapie, avec moins d’arrêts de traitement liés aux effets indésirables. Ces résultats ne signifient pas encore que le cancer du pancréas devient facilement curable, mais ils ouvrent une nouvelle voie thérapeutique majeure pour une maladie où les options restent limitées.


