Les dépenses mondiales en recherche et développement ont continué de progresser en 2025, malgré les incertitudes économiques et géopolitiques. Selon l’étude Top 500 R&D d’EY, les 500 plus grandes entreprises mondiales en matière d’investissement en innovation ont augmenté leurs budgets de R&D de 9,4 %, alors que leurs revenus progressaient de 4,7 %.
Dans ce classement, la Suisse confirme son statut de pôle d’innovation. Avec 34 milliards d’euros investis en R&D, elle occupe la sixième place mondiale, derrière les États-Unis, la Chine/Hong Kong, le Japon, l’Allemagne et la Corée du Sud. Elle devance ainsi le Royaume-Uni, la France et les Pays-Bas.
La performance suisse est d’autant plus remarquable que seules 14 entreprises suisses figurent dans le classement. Leur intensité de recherche, c’est-à-dire la part des dépenses de R&D par rapport aux revenus, atteint 8,4 %, plaçant la Suisse au troisième rang mondial sur cet indicateur.
Le secteur pharmaceutique joue un rôle central. Roche figure à la huitième place mondiale avec 14,3 milliards d’euros investis en R&D, tandis que Novartis se classe 18e avec 9,9 milliards d’euros.
Cette dynamique montre que l’innovation reste un levier stratégique majeur pour la compétitivité suisse. Dans un monde marqué par la concurrence technologique et l’essor de l’intelligence artificielle, la Suisse continue de miser sur la science, la santé et les technologies avancées pour maintenir son influence économique et industrielle.


