Une molécule issue d’un ver marin ouvre une nouvelle ère pour la greffe de peau chez les grands brûlés

Une molécule issue d’un ver marin ouvre une nouvelle ère pour la greffe de peau chez les grands brûlés

Une découverte inattendue venue du monde marin pourrait transformer la prise en charge des grands brûlés. Des chercheurs ont isolé chez un ver marin — Arenicola marina, connu pour sa capacité exceptionnelle à stocker l’oxygène — une molécule aux propriétés révolutionnaires pour les greffes cutanées. Cette hémoglobine extracellulaire, déjà étudiée comme transporteur d’oxygène, se révèle capable de nourrir les tissus greffés bien avant que des vaisseaux sanguins ne se reforment.

L’enjeu est immense : lors des brûlures sévères, les greffes de peau échouent souvent parce qu’elles manquent d’oxygène durant les premières heures critiques. La molécule du ver marin agit comme un « super-porteur » d’oxygène, beaucoup plus performant que l’hémoglobine humaine et surtout beaucoup plus petit, ce qui lui permet de diffuser dans les tissus sans nécessiter de vaisseaux. Les premiers cas cliniques rapportés montrent une amélioration spectaculaire de la prise de greffe, réduisant les risques d’infection, de rejet et de nécrose.

Cette innovation ouvre aussi des perspectives plus larges. La capacité de cette molécule à oxygéner les tissus pourrait bénéficier à la chirurgie reconstructive, à la cicatrisation complexe, et même à la conservation d’organes en transplantation. Les chercheurs et cliniciens cités évoquent une véritable rupture technologique, rendue possible grâce à une biotechnologie française développée depuis plusieurs années autour de ce ver marin et de sa physiologie singulière.

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