Une nouvelle étude publiée dans le Journal of Human Immunity met en évidence un phénomène inquiétant : jusqu’à 40 % de certains patients atteints de maladies virales sévères présentent des auto-anticorps capables de neutraliser les interférons de type I, essentiels à la réponse immunitaire.
Ces résultats confirment et étendent des travaux antérieurs montrant que ces auto-anticorps peuvent profondément perturber les défenses de l’organisme, en bloquant les signaux antiviraux dès les premières phases de l’infection.
Fait notable, cette recherche a impliqué une équipe genevoise, soulignant le rôle central de la Suisse — et en particulier de Genève — dans les avancées en immunologie fondamentale et clinique.
Les chercheurs montrent que ces auto-anticorps ne sont pas uniquement une conséquence de la maladie, mais qu’ils peuvent être présents avant l’infection, augmentant ainsi le risque de formes graves.
Cette découverte ouvre des perspectives importantes : identifier les individus à risque avant infection, adapter les traitements (par exemple éviter certaines thérapies inefficaces), et développer de nouvelles approches thérapeutiques ciblées.
Elle confirme également une tendance de fond en médecine moderne : la nécessité de comprendre les mécanismes immunitaires individuels pour mieux prévenir et traiter les maladies.


