Une analyse mondiale publiée dans la revue scientifique Nature Medicine montre que presque quatre cas de cancer sur dix diagnostiqués en 2022 sont liés à des facteurs que l’on peut modifier, comme le tabagisme, certaines infections, l’alcool ou l’exposition environnementale. Cette étude se base sur l’analyse de données couvrant 185 pays et 36 types de cancers, offrant une vue d’ensemble des causes potentielles du fardeau mondial du cancer.
L’article met en évidence que des comportements et facteurs environnementaux modifiables — tels que le tabac, la consommation d’alcool, l’obésité, l’inactivité physique ou certaines infections — sont associés à une proportion majeure des nouveaux cas de cancer. Cela signifie que des politiques de santé publique ciblées et des changements de mode de vie pourraient conduire à une réduction significative de l’incidence du cancer à l’échelle mondiale.
Ces résultats confirment et étendent des travaux antérieurs sur la prévention du cancer en soulignant l’importance des mesures de prévention primaire. Les auteurs insistent sur le fait que la réduction de ces facteurs de risque modifiables devrait être une priorité des stratégies de santé publique, car elle pourrait diminuer significativement la charge mondiale de cette maladie.


