Une innovation suisse pourrait transformer le suivi des grossesses à risque. Une biomécanicienne a développé un appareil capable de prédire les naissances prématurées en mesurant la rigidité du col de l’utérus, un facteur clé encore mal exploité en médecine.
Chaque année, environ 15 millions de bébés naissent prématurément dans le monde, avec des conséquences parfois graves sur leur santé. En Suisse, cela concerne près de 6 % des naissances.
L’appareil fonctionne en évaluant les propriétés mécaniques du col utérin. En effet, avant un accouchement — qu’il soit normal ou prématuré — le col devient progressivement plus souple. Détecter ces changements à temps pourrait permettre d’anticiper un accouchement trop précoce, ce qui reste aujourd’hui difficile avec les méthodes classiques.
Actuellement, les outils de dépistage sont limités et ne permettent pas de prédire de manière fiable quelles femmes accoucheront prématurément. Cette innovation pourrait donc représenter une avancée majeure pour la prévention et la prise en charge des grossesses à risque.
Les implications sont importantes : un diagnostic plus précoce permettrait d’adapter le suivi médical, de retarder l’accouchement lorsque c’est possible et de mieux préparer les équipes médicales.
À terme, ce type de technologie pourrait contribuer à réduire la mortalité et les complications liées à la prématurité, qui reste l’une des principales causes de décès chez les nouveau-nés à l’échelle mondiale.


