L’ETH (#11) talonnée par les grandes universités chinoises (#12-#13) … et l’EPFL loin derrière (#35)

L’ETH (#11) talonnée par les grandes universités chinoises (#12-#13) … et l’EPFL loin derrière (#35)

Un changement profond est en cours dans l’enseignement supérieur mondial : les universités chinoises progressent rapidement dans les classements internationaux, tandis que certaines grandes institutions américaines voient leur domination relative s’éroder. Il ne s’agit plus d’une simple fluctuation statistique, mais d’un mouvement structurel qui reflète une redistribution de la production scientifique à l’échelle mondiale.

Pendant des décennies, les universités américaines ont occupé les premières places grâce à leur volume de publications, leur impact et leur attractivité. Aujourd’hui, plusieurs universités chinoises figurent en tête dans certains indicateurs liés à la recherche, notamment le nombre d’articles scientifiques et les citations. Certaines dépassent désormais des institutions emblématiques dans ces domaines.

Cette évolution s’explique en grande partie par la politique d’investissement massif menée par la Chine dans l’enseignement supérieur et la recherche. De lourds financements publics, des infrastructures modernes et le recrutement international ont favorisé une augmentation rapide de la production scientifique et des percées dans des secteurs comme l’intelligence artificielle, la biotechnologie ou les matériaux avancés.

Parallèlement, plusieurs universités américaines, en particulier publiques, font face à des contraintes budgétaires croissantes. Si les grandes écoles historiques restent des pôles d’excellence, le centre de gravité du savoir devient progressivement plus multipolaire.

La question n’est donc plus seulement de savoir qui est en tête aujourd’hui, mais de comprendre à quoi ressemblera la géographie mondiale de la recherche dans dix ans, et quels pays en fixeront les priorités.

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