Le directeur général du groupe pharmaceutique Roche a appelé à une révision des prix des nouveaux médicaments en Suisse, arguant que les niveaux actuels ne reflètent pas suffisamment la valeur scientifique et thérapeutique des innovations récentes. Dans son intervention, il a souligné que les prix suisses des traitements les plus avancés restent souvent inférieurs à ceux observés dans d’autres marchés majeurs, ce qui peut décourager les investissements dans le développement de solutions médicales de pointe.
L’enjeu porte en particulier sur les thérapies innovantes, comme celles basées sur les technologies géniques, les anticorps monoclonaux ou encore les vaccins de nouvelle génération, qui nécessitent des investissements massifs en recherche, essais cliniques et fabrication spécialisée. Le patron de Roche a expliqué que des prix plus élevés permettraient non seulement de soutenir la viabilité économique de ces innovations, mais aussi de garantir la disponibilité plus rapide de nouveaux traitements pour les patients suisses.
Cette demande intervient dans un contexte où la Suisse met actuellement à jour ses mécanismes de fixation des prix des médicaments, cherchant à concilier accessibilité des soins, soutenabilité des dépenses de santé et incitation à l’innovation pharmaceutique. Les autorités sanitaires ont déjà envisagé des ajustements permettant une meilleure prise en compte du bénéfice clinique réel et de l’impact sur la qualité de vie, ainsi que des critères économiques plus finement définis.
Pour les associations de patients et certains experts en politique de santé, l’enjeu est de trouver un équilibre entre des prix suffisamment élevés pour encourager l’innovation et des tarifs abordables garantissant l’accès universel aux traitements essentiels sans pénaliser les systèmes d’assurance maladie. La discussion autour de l’ajustement des prix de marché des médicaments innovants reste donc un sujet central du débat santé en Suisse.


