Des recherches récentes suggèrent que la musique pourrait alléger certains symptômes moteurs liés à la maladie de Parkinson, en particulier les difficultés à initier ou à maintenir des mouvements fluides. Cette piste thérapeutique s’inscrit dans une approche complémentaire aux traitements médicamenteux et chirurgicaux, en exploitant les interactions entre rythme, perception auditive et motricité.
Les troubles du mouvement dans la maladie de Parkinson — comme la lenteur des gestes, la rigidité ou les blocages (freezing) — sont liés à une dysfonction des circuits cérébraux impliquant la dopamine. La stimulation auditive rythmique, par le biais de la musique, semble aider le cerveau à synchroniser les mouvements volontaires, en s’appuyant sur des réseaux neuronaux qui contournent en partie les zones affectées par la maladie. Des protocoles de mise en rythme avec des beats réguliers facilitent l’initiation de la marche et améliorent la cadence chez certains patients.
Plusieurs petites études cliniques ont montré que, comparée à une marche sans accompagnement, la marche au rythme de musique améliore la vitesse et la régularité du pas, tout en réduisant les épisodes d’hésitation. Ces effets seraient liés à l’activation de régions motrices du cortex et de voies alternatives de traitement du mouvement qui restent intactes malgré la perte dopaminergique.
Outre la marche, la musique peut aussi améliorer l’équilibre et la coordination, et elle est généralement bien tolérée, relaxante, et source de plaisir, ce qui favorise l’adhésion des patients. Certains programmes intégrés en rééducation neurologique associent désormais la musique à des exercices moteurs guidés pour renforcer ces bénéfices.
Les chercheurs soulignent toutefois que la musique ne remplace pas les traitements classiques de la maladie de Parkinson, mais elle peut constituer un outil complémentaire efficace, notamment pour améliorer la qualité de vie et l’autonomie fonctionnelle au quotidien.


