À Genève, la police s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique. Dès cet automne, un policier virtuel assisté par l’intelligence artificielle, basé sur une technologie chinoise, sera testé dans certains postes afin de mieux gérer les demandes du public et alléger la charge des agents.
Concrètement, ce système permettra de répondre aux requêtes simples des citoyens, comme des questions administratives ou des démarches de base. L’objectif est de filtrer les demandes pour permettre aux policiers de se concentrer sur les situations nécessitant une intervention humaine directe.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de digitalisation des services publics. Face à l’augmentation des sollicitations et à la nécessité d’optimiser les ressources, les autorités explorent de nouvelles solutions technologiques. L’intelligence artificielle, ici issue d’un développement chinois, illustre l’internationalisation croissante des outils utilisés dans les services publics.
Cependant, cette innovation soulève aussi des questions importantes. Le recours à une technologie étrangère, notamment dans un domaine aussi sensible que la sécurité, pose des enjeux liés à la protection des données, à la souveraineté numérique et à la confiance des citoyens.
Malgré ces défis, ce test représente une avancée notable. Il montre comment l’IA pourrait devenir un outil complémentaire pour les forces de l’ordre, tout en ouvrant un débat essentiel sur l’origine et l’utilisation de ces technologies dans les institutions publiques.


