Au Campus Biotech, l’intelligence artificielle transforme la santé mentale

Au Campus Biotech, l’intelligence artificielle transforme la santé mentale

À Genève, le Campus Biotech accueille depuis peu un « pôle IA » entièrement dédié à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les soins, en particulier en santé mentale. Financé conjointement par le Département de la santé et des mobilités, les HUG et le Wyss Center, ce centre réunit sous un même toit patients, cliniciens, chercheurs et start-up médicales. L’objectif est clair : ne pas manquer le tournant de l’IA et l’intégrer de manière concrète dans la pratique clinique.

Le lieu combine consultations médicales et recherche scientifique. Les patients peuvent y bénéficier d’un suivi tout en étant orientés vers des études adaptées à leur profil. Cette proximité entre soins et innovation vise à rendre la recherche plus accessible et à développer des approches thérapeutiques directement applicables.

Parmi les projets en cours, une thérapie en réalité virtuelle destinée aux jeunes souffrant d’anxiété illustre ce potentiel. Grâce à un casque immersif et à un système d’intelligence artificielle, l’environnement virtuel s’adapte au rythme cardiaque du patient. Plus celui-ci se détend, plus le paysage devient apaisant, lui permettant d’apprendre progressivement à réguler son état émotionnel. L’outil, appelé « Vibrant », propose ainsi une alternative numérique aux traitements classiques, parfois coûteux ou mal tolérés.

D’autres recherches explorent la stimulation cérébrale pour traiter des troubles comme la perte de motivation chez des personnes à risque de psychose. L’IA pourrait également contribuer à une « psychiatrie de précision », en aidant les cliniciens à optimiser certains paramètres thérapeutiques ou à affiner les diagnostics. Des start-up présentes sur le site développent déjà des outils capables d’analyser des électroencéphalogrammes et de détecter des signes invisibles à l’œil humain.

Au Campus Biotech, l’intelligence artificielle ne remplace pas le médecin : elle devient un outil complémentaire, destiné à renforcer la précision des diagnostics et l’efficacité des traitements. Ce modèle collaboratif pourrait bien préfigurer la médecine mentale de demain.

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