Innovation et sciences de la vie : un pilier stratégique pour la Suisse

Innovation et sciences de la vie : un pilier stratégique pour la Suisse

L’innovation dans les sciences de la vie s’impose comme l’un des moteurs majeurs de l’économie suisse. En Suisse occidentale, le secteur représente 38’155 emplois directs et plus de 83’000 emplois en incluant les effets indirects. Il génère 28,3 milliards de francs de valeur ajoutée et a contribué à 42 % de la croissance réelle de la région entre 2015 et 2025.

Cette dynamique repose sur un écosystème mêlant industrie pharmaceutique, medtech, biotechnologies, laboratoires, hautes écoles, instituts de recherche et start-up. La productivité du secteur atteint 539’000 francs par emploi, soit environ trois fois la moyenne de l’économie régionale.

Mais cette position n’est pas acquise. Dans un entretien à L’Agefi, René Buholzer, directeur d’Interpharma, souligne que le développement d’un médicament peut durer 10 à 12 ans et s’accompagne d’un taux d’échec très élevé. Il affirme également que la part des investissements pharmaceutiques européens captée par la Suisse a fortement reculé, tandis que la concurrence internationale, notamment américaine et chinoise, s’intensifie.

L’enjeu dépasse donc la seule industrie pharmaceutique. Préserver l’innovation suppose de maintenir des conditions favorables à la recherche, aux investissements, aux talents et à l’accès aux nouvelles thérapies. Le dossier consacré aux sciences de la vie relève d’ailleurs que les entreprises saluent la stabilité et les compétences disponibles en Suisse, tout en pointant la réglementation et la fiscalité comme faiblesses.

Dans une économie fortement dépendante du savoir, la capacité à transformer la recherche en innovations apparaît ainsi comme un facteur clé de compétitivité et de prospérité à long terme.

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