Le prix Nobel de physique 2026 a été attribué au physicien belgo-américain Francis Halzen pour ses contributions décisives à l’observatoire de neutrinos IceCube et à la découverte de neutrinos de haute énergie d’origine astrophysique. Ces particules presque dépourvues de masse et de charge traversent la matière sans presque interagir avec elle, ce qui les rend extrêmement difficiles à détecter.
Professeur à l’Université du Wisconsin–Madison, Francis Halzen a défendu dès les années 1980 l’idée d’utiliser la glace de l’Antarctique comme immense détecteur. Cette vision a conduit à la création d’IceCube, installé près du pôle Sud et constitué de milliers de capteurs lumineux enfouis dans environ un kilomètre cube de glace.
En 2013, IceCube a identifié pour la première fois un flux de neutrinos de haute énergie provenant de l’extérieur du système solaire. Contrairement aux rayons cosmiques chargés, les neutrinos voyagent presque en ligne droite depuis leur source. Ils permettent ainsi aux scientifiques de remonter jusqu’aux phénomènes cosmiques extrêmes qui les produisent et d’étudier notamment l’environnement des trous noirs et des galaxies actives.
L’observatoire, financé notamment par la National Science Foundation (NSF), est piloté par une collaboration internationale coordonnée depuis l’Université du Wisconsin–Madison. Elle réunit environ 450 scientifiques issus de 58 institutions dans 14 pays. Avec les futures extensions d’IceCube, cette nouvelle forme d’astronomie devrait permettre d’explorer encore davantage les phénomènes les plus énergétiques de l’Univers.
En savoir plus


