Des chercheurs de l’Université de Zurich ont identifié une nouvelle piste pour prévenir les complications cardiovasculaires liées à l’obésité et au diabète de type 2. Leur approche ne cible pas directement la pression artérielle, le cholestérol ou la glycémie, mais la manière dont certains gènes sont activés dans la graisse qui entoure les vaisseaux sanguins.
Cette graisse périvasculaire n’est pas un simple tissu de protection. Elle échange en permanence des signaux avec la paroi des artères et participe à la régulation de leur fonctionnement. Dans les maladies métaboliques, elle devient toutefois inflammatoire, accumule davantage de lipides et libère des molécules qui rendent les vaisseaux plus rigides et moins capables de se dilater.
Les scientifiques ont utilisé des inhibiteurs des protéines BET, des médicaments expérimentaux agissant sur la lecture épigénétique des gènes. Dans des modèles murins et des échantillons de tissus humains, ces composés ont reprogrammé l’activité de la graisse périvasculaire, réduit plusieurs signaux inflammatoires et amélioré la relaxation des vaisseaux.
L’étude identifie également l’hexokinase 2, une enzyme du métabolisme du glucose, comme un moteur important de ce processus. Lorsque son activité est trop élevée, les cellules graisseuses produisent davantage de substances inflammatoires et nocives pour la paroi vasculaire.
Ces résultats restent précliniques et ne constituent pas encore un traitement. Ils ouvrent néanmoins une voie originale : corriger en amont le fonctionnement du tissu entourant les vaisseaux afin de limiter les risques d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral.


