Le groupe pharmaceutique Janssen va mettre fin aux activités de son site de production situé à Berne (Suisse). Cette décision s’inscrit dans une série de plans de restructuration qui touchent plusieurs sites de fabrication en Europe, reflétant l’évolution du paysage industriel pharmaceutique.
L’usine, historiquement dédiée à la production de médicaments essentiels, emploie plusieurs dizaines de collaborateurs. La fermeture annoncée entraînera des suppressions d’emplois sur place, même si la direction du groupe a indiqué chercher à reclasser certaines personnes au sein d’autres sites ou unités du groupe, en Suisse ou à l’étranger. Cette décision intervient dans un contexte global où les grands laboratoires réévaluent leurs investissements industriels pour se concentrer sur des technologies de pointe, des thérapies innovantes ou des structures de production plus automatisées.
Plusieurs facteurs expliquent ce type de décision : la pression concurrentielle mondiale, la nécessité de réduire les coûts de production, l’adaptation aux nouvelles normes de qualité ou encore le déplacement de certaines lignes de production vers des régions où les économies d’échelle sont plus favorables. Dans ce contexte, même des sites bien établis peuvent être fermés si leur modèle n’est plus jugé compétitif à long terme.
Pour les autorités suisses et les organisations professionnelles du secteur, cette annonce est un rappel de l’importance de renforcer l’attractivité de l’industrie pharmaceutique sur le territoire, notamment par des incitations à l’investissement, une politique de R&D nationale forte et des stratégies de soutien aux sites de production stratégique. La Suisse, traditionnellement reconnue pour son excellence pharmaceutique, fait face à des défis similaires à ceux d’autres pays européens, où des fermetures d’usines ont aussi été observées.


