La Suisse se situe au dernier rang parmi les pays européens en matière de prévention sanitaire. Cela signifie que, comparée à ses voisins, la Confédération dépense moins, construit moins de stratégies coordonnées et obtient des résultats moins performants sur des indicateurs clés de santé publique.
La prévention — qui inclut la promotion de modes de vie sains, les campagnes de dépistage, les mesures contre le tabagisme et la consommation nocive d’alcool, ou encore les programmes de vaccination — est essentielle pour réduire le fardeau des maladies chroniques et les coûts associés au système de santé. Or, l’étude montre que la Suisse investit proportionnellement moins dans ces initiatives que la plupart des autres pays du continent, ce qui se traduit par des taux relativement élevés de comportements à risque ou de complications évitables.
En outre, la coordination des politiques préventives y apparaît fragmentée : différents cantons mènent leurs propres campagnes, sans toujours bénéficier d’un cadre national fort et cohérent, ce qui limite l’impact global des mesures. Comparativement, des pays comme la Finlande ou les pays scandinaves combinent investissements publics significatifs avec plans nationaux intégrés de santé publique, ce qui leur assure de meilleurs résultats en matière de prévention et d’espérance de vie en bonne santé.
Alors que la Suisse dispose de ressources économiques élevées et de services de santé de grande qualité, ses résultats en prévention restent en retrait, ce qui pèse à la fois sur la santé des populations et sur la durabilité des dépenses de santé à long terme. Améliorer cet aspect nécessiterait une stratégie nationale ambitieuse, mieux financée et fondée sur des campagnes continues de promotion de la santé et de prévention des comportements à risque.


